Comment les oiseaux peuvent nous prédire le temps qu'il fera dehors ?

Évidemment, plus on connaît les oiseaux qui nous entourent, plus on augmente le degré de précision de nos estimations météorologiques!
Chaque espèce a une tolérance au froid différente et des comportements adaptatifs différents!
Il en va de même pour chaque groupe régional, chaque meute et même chaque individu!
Voici comment leurs comportements de régulation thermique peut nous indiquer le temps qu'il fait!
Quelques exemples qui indiquent une journée d'hiver particulièrement froide
1. Oiseaux ébouriffés, on va se les geler!
En position de vigie, leurs plumes toutes gonflées, nos deux belles corneilles nous indiquaient bel et bien un froid intense. En gonflant ainsi leur plumage, les oiseaux multiplient les couches d'air entre chacune de leur plume et donc, augmentent leur isolation au froid!
2. Collés, collés
On peut aussi déduire qu'il fait particulièrement froid lorsqu'on observe que les oiseaux se tiennent perchés en groupes bien serrés. En temps normal, pour éviter les conflits, seul les individus qui forment un couple se tiendront à portée de bec.
On peut déduire qu'il fait encore plus froid lorsqu'ils se cachent, ainsi collés à l'abri dans un bosquet ou sous une corniche.
3. Frissons anti-glaçons!
La mésange à tête noire et la mésange boréale sont sans contredit parmi les plus impressionnantes en ce qui concerne la gestion du froid! Parmi leurs nombreux comportements fascinants, elles sont des expertes en frissons!
En effet, comme elles n'accumulent pas beaucoup de gras supplémentaire afin de conserver leur aérodynamique, elles frissonnent! Mais d'une manière bien particulière, c'est-à-dire en activant deux groupes de muscles opposés, ce qui crée encore plus de chaleur qu'un frisson "normal"!
4. Un silence éloquent
Quand on ne voit plus d'oiseaux aux branches, corniches ou mangeoires habituellement fréquentées, on peut se dire qu'il fait vraiment, mais alors là, vraiment glacial. On parle d'une température si basse, que nos amis à plumes choisissent de rester cachés, ensemble, à produire de la chaleur, plutôt que de se risquer à dépenser de l'énergie en recherche de nourriture.
Cela comporte bien sûr le danger de mourir tout-de-même de froid, puisqu'il faut de la nourriture pour produire de la chaleur. Mais l'immobilité est un recours ultime!
Les petites espèces seront les premières à disparaître de notre vue (et de notre ouïe).
L'absence apparente d'oiseaux aux endroits où il y en a habituellement peut être indicateur d'un phénomène météorologique imminent : tempête, averse, rafales, etc.